Pourquoi, ô Eternel,
pourquoi nous fais-tu donc errer
loin des voies que tu as prescrites ? Pourquoi rends-tu
notre cœur obstiné
de sorte que nous ne te craignions pas ? Reviens, de grâce, pour tes serviteurs et les tribus qui t’appartiennent.
Nous sommes depuis bien longtemps comme des gens
sur qui tu ne régnerais pas, qui ne porteraient pas ton nom. Oh, si tu déchirais le ciel et si tu descendais ! Devant toi, les montagnes
s’effondreraient !
Si tu accomplissais
des actes redoutables que nous n’attendons pas, oui, si tu descendais, devant toi, les montagnes
s’effondreraient.
Ne sois pas courroucé
à l’excès, Eternel. Ne nous tiens pas rigueur
à toujours de nos fautes ! Et daigne porter tes regards
sur nous tous qui sommes ton peuple !
Je me suis laissé consulter par des personnes
qui ne demandaient rien, et je me suis laissé trouver par des personnes
qui ne me cherchaient pas. J’ai dit : « Je suis là, je suis là ! » aux gens d’un peuple
qui n’était pas appelé par mon nom.
Par contre, j’ai tendu les mains,
à longueur de journée,
vers un peuple rebelle qui suivait un chemin
qui n’est pas bon, au gré de ses pensées,
Ils crient : « Reste où tu es et ne m’approche pas, car je suis trop sacré pour toi. » Ces choses sont pour moi
comme de la fumée
qui me monte aux narines, un feu qui brûle tout le jour.
Voici ce que dit l’Eternel : De même que l’on dit,
quand on trouve une grappe bien juteuse
sur une vigne : « Ne la détruisez pas car il y a en elle
quelque chose de bon », moi, je ferai de même
à cause de mes serviteurs. Pour ne pas tout détruire,
je vous destine au glaive, et vous vous courberez
pour passer tous à l’abattoir, puisque j’ai appelé et que vous ne m’avez pas répondu, et puisque j’ai parlé et que vous ne m’avez pas écouté, puisque vous avez fait
ce que je trouve mal, et que vous vous êtes complu
dans ce qui me déplaît.
Là, plus de nourrisson emporté en bas âge, ni de vieillard qui meure
avant d’avoir atteint
le nombre de ses ans. Ce sera mourir jeune
de mourir centenaire ; si un pécheur
ne dépasse pas les cent ans,
c’est qu’il aura été maudit.
Je placerai un signe au milieu d’eux et j’enverrai certains de leurs rescapés vers d’autres peuples, à Tarsis, Poul et Loud, dont les gens bandent l’arc, à Toubal, à Yavân ; vers les îles et les régions côtières qui sont au loin, qui n’ont pas encore entendu parler de moi et n’ont pas vu ma gloire. Ils feront connaître ma gloire à ces peuples.
Et quand ils sortiront, ils verront les cadavres des hommes qui se sont révoltés contre moi ; et le ver qui rongera ces hommes ne mourra pas, le feu qui les dévorera ne s’éteindra jamais, et ils feront horreur à tout être vivant.
Je répondis : Hélas, Seigneur Eternel, je ne sais pas m’exprimer, car je suis un adolescent.
Mais l’Eternel me répondit : Ne dis pas : « Je suis un adolescent » ; tu iras trouver tous ceux auprès de qui je t’enverrai, et tu leur diras tout ce que je t’ordonnerai.
N’aie pas peur de ces gens, car je suis avec toi pour te délivrer, l’Eternel le déclare.
Toi donc, tu mettras ta ceinture et tu te lèveras,
tu leur diras tout ce que je t’ordonnerai. Ne te laisse pas terrifier par eux, sinon c’est moi qui, devant eux,
m’en vais te terrifier.
Ils te feront la guerre, mais ils ne l’emporteront pas sur toi, car je suis avec toi,
l’Eternel le déclare,
je te délivrerai.
Ils n’ont pas demandé :
« Où donc est l’Eternel qui nous a fait sortir d’Egypte et qui nous a conduits
à travers le désert, au pays de la steppe
rempli de fondrières, dans une terre aride
où règnent les ténèbres, et dans une région
où ne passe personne, où n’habite personne ? »
Les prêtres n’ont pas demandé :
« Où donc est l’Eternel ? » Les spécialistes de la Loi
ne me connaissent pas, les dirigeants du peuple
se sont révoltés contre moi. Et les prophètes même
proclament leurs messages
au nom du dieu Baal. Ils vont après des dieux
qui ne servent à rien.
existe-t-il un peuple
qui ait changé de dieux ? Et pourtant ces dieux-là
ne sont pas de vrais dieux ! Mon peuple, quant à lui,
a échangé celui qui fait sa gloire contre ce qui ne sert à rien !
Car mon peuple a commis un double mal : il m’a abandonné,
moi, la source d’eaux vives, et il s’est creusé des citernes,
des citernes fendues et qui ne retiennent pas l’eau.
Pourquoi donc tout cela
t’arrive-t-il ? N’est-ce pas pour avoir
délaissé l’Eternel ton Dieu, alors même qu’il te guidait
sur le chemin ?
Comment oses-tu dire :
« Je ne me suis jamais souillée, je ne suis pas allée
après les Baals » ? Va observer dans la vallée les traces de tes pas ! Reconnais ce que tu as fait, chamelle écervelée,
qui vagabonde
dans tous les sens,
oui, ânesse sauvage
qui a l’habitude de vivre
dans les steppes désertes ! Le feu de sa passion
lui fait renifler l’air. Qui pourrait réfréner
l’ardeur de ses désirs ? Tous ceux qui la recherchent
n’auront pas à se fatiguer, car ils la trouveront
quand elle est en chaleur.