Et l’Eternel me dit : En mon nom, ces prophètes profèrent des mensonges. Je ne les ai pas mandatés, je ne leur ai rien ordonné et je ne leur ai pas parlé : toutes leurs prophéties sont visions mensongères, oracles sans valeur, des inventions venant d’eux-mêmes.
C’est pourquoi voici ce que déclare l’Eternel au sujet des prophètes qui prophétisent en son nom sans avoir été envoyés, ces prophètes qui disent : « La guerre et la famine ne viendront pas dans ce pays ». C’est par la guerre et la famine que ces prophètes périront,
Et toi, dis-leur ceci : « Sans cesse, nuit et jour,
mes yeux versent des larmes,
ils ne tarissent pas ! Car un malheur terrible va atteindre la communauté de mon peuple : c’est une plaie très douloureuse.
Pour l’honneur de ton nom,
ne nous méprise pas, ne laisse pas déshonorer
le trône de ta gloire ; et n’oublie pas l’alliance
que tu as conclue avec nous,
ne la révoque pas !
Qui, parmi les faux dieux
des autres peuples, peut donner de la pluie ? Ou bien est-ce le ciel
qui pourrait, par lui-même,
déclencher les averses ? N’est-ce pas toi,
Eternel, notre Dieu, toi sur qui nous comptons ? Car c’est toi seul,
qui fais toutes ces choses.
Mais l’Eternel me dit : Même si Moïse et Samuel se tenaient devant moi pour prier pour ce peuple, je ne me soucierais pas d’eux. Chasse-le de ma vue, qu’il parte loin de moi !
Je les ai dispersés
aux portes du pays
comme par un vannage, j’ai fait périr mon peuple, je l’ai privé d’enfants parce qu’ils n’abandonnent pas
leur mauvaise conduite.
Parle ainsi à ce peuple : Vos biens et vos trésors,
je les livrerai au pillage,
et on ne te les paiera pas à cause de tous les péchés
que vous avez commis
dans tout votre pays.
Toi, tu sais, Eternel ! Soucie-toi donc de moi, et interviens pour moi ! Fais-leur payer
à ces gens qui me persécutent. Ne permets pas que je pâtisse de ta patience envers mes ennemis ! Regarde : c’est pour toi
que je subis l’opprobre !
Je ne me suis pas joint
à un cercle de plaisantins
pour m’y amuser avec eux. Non, contraint par ta main,
je suis resté à part, car tu m’avais rempli
d’indignation.
Voici la réponse de l’Eternel : Si tu reviens à moi,
je te rétablirai. Tu pourras te tenir à mon service. Si ce qui est précieux,
tu le sépares
de ce qui est indigne, tu seras mon porte-parole. Ils reviendront à toi, mais ce n’est pas à toi
de revenir vers eux.
Et je ferai de toi,
en face de ce peuple, comme un rempart de bronze
inébranlable. Ils te feront la guerre mais ils ne l’emporteront pas sur toi car je suis avec toi :
je te protégerai
et te délivrerai, l’Eternel le déclare.
Tu ne te marieras pas, tu n’auras donc ni fils ni filles en ce lieu,
Des maladies mortelles les feront périr. Nul ne mènera deuil sur eux et on ne les mettra pas au tombeau. Leurs corps resteront étendus comme du fumier sur le sol. L’épée ou la famine les consumeront et leurs cadavres seront dévorés par les rapaces et les bêtes sauvages.
Car voici ce que déclare l’Eternel : Tu ne dois pas entrer dans une maison endeuillée ; ne va pas à des funérailles, n’aie pour ces gens aucun geste de sympathie, car j’ai retiré à ce peuple ma paix, ma bonté et ma compassion, l’Eternel le déclare.
Les grands et les petits mourront dans ce pays ; ils ne seront pas enterrés, nul ne mènera deuil sur eux, on ne se fera pas des incisions pour eux, nul ne se rasera la tête pour eux.
Tu n’iras pas non plus dans la maison où l’on festoie pour t’asseoir avec eux, pour manger et pour boire.
Alors, tu leur diras : Vos pères m’ont abandonné, l’Eternel le déclare, ils se sont attachés à d’autres dieux, ils leur ont rendu un culte, et ils se sont prosternés devant eux. Ils m’ont abandonné et n’ont pas appliqué ma Loi.
Je leur paierai d’abord au double le salaire que méritent leur iniquité et leurs péchés, car ils ont profané mon pays avec leurs idoles qui n’ont pas plus de vie que des cadavres, et ils ont rempli mon domaine de leurs horreurs abominables.
Un homme pourrait-il
se fabriquer des dieux ? Ce ne sont pas des dieux ! »
Il est comme un buisson dans le désert, et il ne verra pas
arriver le bonheur. Il aura pour demeure
un aride désert, une terre salée
où n’habite personne.
Il sera comme un arbre
planté près d’un cours d’eau qui étend ses racines
vers le ruisseau, il ne redoute rien
lorsque vient la chaleur : ses feuilles restent vertes ; il ne s’inquiète pas pendant l’année de sécheresse, et il ne cesse pas
de produire du fruit.
Semblable à la perdrix
qui a couvé des œufs
qu’elle n’a pas pondus est l’homme qui amasse
des richesses acquises
injustement. Au milieu de sa vie,
sa fortune le quitte et il montre finalement
qu’il est un insensé.
Pourtant, je n’ai pas refusé de marcher à ta suite
en étant un berger. Je n’ai pas souhaité
que vienne le jour des douleurs. Toi, tu es au courant
de ce qu’a dit ma bouche, c’est devant toi que j’ai parlé.