Vous le suivrez des yeux : si les vaches se dirigent vers la frontière du pays d’Israël du côté de Beth-Shémesh, cela veut dire que c’est leur Dieu qui nous a infligé tous ces grands malheurs ; sinon, nous conclurons que ce n’est pas lui qui nous a frappés ; mais que cela nous est arrivé par hasard.
Les gens de Beth-Shémesh dirent : Qui pourrait subsister devant l’Eternel, ce Dieu saint ? Chez qui pourrions-nous envoyer le coffre sacré pour le faire partir de chez nous ?
Ils dirent à Samuel : Ne cesse pas de supplier l’Eternel notre Dieu en notre faveur pour qu’il nous sauve des Philistins !
Le serviteur lui répondit : Attends, il y a justement dans cette ville un homme de Dieu très considéré ; tout ce qu’il annonce arrive immanquablement. Allons le voir ! Peut-être nous indiquera-t-il par quel chemin continuer notre route.
– D’accord, allons-y ! dit Saül. Mais qu’est-ce que nous apporterons à cet homme ? Nos provisions sont épuisées et nous n’avons aucun cadeau que nous puissions offrir à l’homme de Dieu. Il ne nous reste plus rien.
Le serviteur lui répondit : Il se trouve que j’ai encore sur moi une petite pièce d’argent, je la donnerai à l’homme de Dieu et il nous indiquera le chemin à prendre.
Autrefois en Israël, quand on allait consulter Dieu, on disait : « Venez, allons chez l’homme qui reçoit des révélations ! » C’était là le nom par lequel on désignait ceux qu’on appelle aujourd’hui des « prophètes ».
Saül dit à son serviteur : Tu as raison ! Allons-y ! Et ils se dirigèrent vers la ville où habitait l’homme de Dieu.
Quand ils arrivèrent à la limite de la ville, Samuel dit à Saül : Ordonne à ton serviteur d’aller devant nous. Le serviteur s’éloigna. ?Maintenant, tiens-toi là et je te ferai savoir ce que Dieu a dit.
En poursuivant ta route, lorsque tu arriveras au chêne de Thabor, tu rencontreras trois hommes montant à Béthel pour adorer Dieu. L’un d’eux portera trois chevreaux, l’autre trois miches de pain et le dernier une outre de vin.
Quand ces signes se seront réalisés pour toi, agis selon ce que tu trouveras à faire, car Dieu est avec toi !
Saül quitta Samuel, et lorsqu’il se retourna pour reprendre la route, Dieu opéra une transformation en son être intérieur, et tous les signes annoncés se produisirent ce même jour.
Quand ils arrivèrent à Guibéa, une confrérie de disciples des prophètes venait dans sa direction. Alors l’Esprit de Dieu tomba sur lui et il entra dans un état d’exaltation au milieu d’eux.
Il dit aux Israélites : Voici ce que déclare l’Eternel, le Dieu d’Israël : « Je vous ai moi-même fait sortir d’Egypte et je vous ai libérés des Egyptiens et de tous les royaumes qui vous opprimaient.
Et vous, aujourd’hui, vous avez rejeté votre Dieu, qui pourtant vous a délivrés de tous vos maux et de toutes vos détresses. Vous lui avez dit : Il faut que tu établisses un roi sur nous. Eh bien, puisqu’il en est ainsi, présentez-vous devant l’Eternel, par tribus et par familles. »
Saül aussi retourna chez lui, à Guibéa, accompagné d’un groupe de vaillants hommes que Dieu avait incités à le suivre.
Lorsqu’il eut entendu cela, l’Esprit de Dieu tomba sur lui et il entra dans une violente colère.
Mais eux, ils ont délaissé l’Eternel leur Dieu. C’est pourquoi il les a livrés à Sisera, le chef de l’armée de Hatsor, aux Philistins et au roi de Moab qui leur ont fait la guerre.
Si désormais vous craignez l’Eternel, si vous lui rendez votre culte, si vous lui obéissez sans vous révolter contre ses paroles et si vous et votre roi qui règne sur vous, vous suivez l’Eternel votre Dieu, tout ira bien.
Tous supplièrent Samuel : Intercède pour tes serviteurs auprès de l’Eternel ton Dieu afin que nous ne mourions pas, car nous avons ajouté à toutes nos fautes celle de demander un roi pour nous.
Samuel dit à Saül : Tu as agi comme un insensé. Tu n’as pas obéi au commandement que l’Eternel ton Dieu t’avait donné. Si tu l’avais fait, l’Eternel aurait affermi ton autorité royale sur Israël et il aurait fait en sorte que tes descendants y gardent pour toujours la royauté.
La panique se répandit dans le camp philistin, elle gagna toute la région et toute l’armée ; les avant-postes et la troupe de choc furent terrifiés à leur tour, de plus, la terre se mit à trembler. Dieu lui-même sema la panique parmi eux.
Saül proposa : Descendons cette nuit derrière les Philistins et pillons-les jusqu’à l’aube. Nous ne laisserons pas de survivants. Les soldats lui dirent : Fais comme tu le juges bon. Alors le prêtre intervint en disant : Consultons d’abord Dieu ici.
Saül interrogea Dieu : Descendrai-je à la poursuite des Philistins ? Les livreras-tu en notre pouvoir ? Mais Dieu ne lui répondit pas ce jour-là.