Job 13.3
Mais c’est au Tout-Puissant que je veux m’adresser, c’est devant Dieu lui-même que je veux défendre ma cause.
Bible
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Mais c’est au Tout-Puissant que je veux m’adresser, c’est devant Dieu lui-même que je veux défendre ma cause.
Est-ce en faveur de Dieu que vous proférez des propos injustes, et est-ce pour le soutenir que vous dites des faussetés ?
Allez-vous vous montrer partiaux en sa faveur ? Prétendez-vous ainsi défendre la cause de Dieu ?
Si seulement, ô Dieu, tu voulais me tenir caché dans le séjour des morts, m’y abriter jusqu’au jour où, enfin, ta colère sera passée ! Si seulement tu me fixais un terme après lequel tu penserais à moi !
Eliphaz de Témân prit la parole et dit :
Voilà que toi, tu réduis à néant la crainte due à Dieu, et tu rends inutile toute réflexion devant Dieu.
Aurais-tu entendu ce qui s’est dit dans le conseil de Dieu ? Aurais-tu confisqué pour toi seul la sagesse ?
Tiens-tu pour peu de chose le réconfort que Dieu t’apporte et les paroles modérées qui te sont adressées ?
Comment peux-tu oser t’irriter contre Dieu, et laisser échapper tous ces propos ?
Or, même à ses saints anges Dieu ne fait pas confiance, le ciel n’est pas pur à ses yeux.
parce que, contre Dieu il a levé le poing, et qu’il s’est élevé contre le Tout-Puissant.
Il ne pourra échapper aux ténèbres. La flamme rendra secs tous ses rameaux, et il sera chassé par le souffle de Dieu.
Alors Job prit la parole et dit :
Oui, à l’heure présente, Dieu m’a poussé à bout, oui, tu as ravagé toute ma maisonnée.
Dans sa colère, Dieu me déchire et il s’attaque à moi, il grince des dents contre moi. Mon adversaire me transperce de ses regards.
Dieu m’a livré au pouvoir des injustes, il m’a jeté en proie à des méchants.
Mes amis se moquent de moi : les yeux baignés de larmes, je me tourne vers Dieu.
Qu’il prenne la défense d’un homme devant Dieu, et qu’il arbitre entre l’homme et son compagnon.
Oui, Dieu a fait de moi celui dont tous se moquent ; on me crache au visage.
Bildad de Shouah prit la parole et dit :
Voilà ce qui attend les maisons de l’injuste, et tel est le destin de qui ignore Dieu.
Et Job prit la parole et dit :
sachez bien que c’est Dieu qui a violé mon droit et qui, autour de moi, a tendu ses filets.
Ayez pitié de moi, ayez pitié de moi, vous, du moins, mes amis ! Car, la main de Dieu m’a frappé.