Job 11.14
si tu abandonnes les fautes dont tes mains sont coupables, si tu ne permets pas à la perversité d’habiter sous ta tente,
Bible
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si tu abandonnes les fautes dont tes mains sont coupables, si tu ne permets pas à la perversité d’habiter sous ta tente,
Il ne manquera pas de vous le reprocher, si vous aviez pour lui des parti pris secrets.
Sa majesté n’a-t-elle rien pour vous effrayer ? N’êtes-vous pas saisis par la peur qu’il inspire ?
pour avoir enserré mes deux pieds dans les fers, pour surveiller de près mes moindres faits et gestes, et pour scruter toi-même les traces de mes pas ?
Il est comme une fleur qui sort de terre et que l’on coupe. Il fuit comme une ombre furtive, et il ne dure pas.
Puisque tu as fixé le nombre de ses jours, et que toi, tu connais le nombre de ses ans, puisque tu as fixé le terme de sa vie qu’il ne franchira pas,
et l’homme, quand il meurt, ne se relève plus ; jusqu’à ce que le ciel s’éclipse il ne se réveillera pas, il ne sortira pas de son dernier sommeil.
Alors que maintenant tu comptes tous mes pas ! Tu ne resterais plus à l’affût de mes fautes.
C’est donc ta propre bouche qui te condamnera, ce ne sera pas moi. Ce sont tes propres lèvres qui déposeront contre toi.
En fait, que sais-tu donc que nous ne sachions pas ? Qu’as-tu bien pu comprendre qui nous ait échappé ?
Or, même à ses saints anges Dieu ne fait pas confiance, le ciel n’est pas pur à ses yeux.
Il ne pourra pas s’enrichir, sa fortune ne tiendra pas, et sa prospérité ne s’étalera plus sur terre.
Cependant, si je parle, pour autant ma souffrance n’en est pas soulagée, et si je m’en abstiens, va-t-elle me quitter ?
Pourtant mes mains n’ont pas commis d’actes de violence et ma prière est sans hypocrisie.
Ne couvre pas mon sang, ô terre, et que mon cri ne soit pas étouffé.
Ma vie touche à sa fin et je m’en vais par le chemin d’où l’on ne revient pas.
Et quant à vous revenez à la charge : je ne trouverai pas de sage parmi vous !
De toutes parts, la terreur l’épouvante, s’attachant à ses pas.
Voilà déjà dix fois que vous me flétrissez ! N’avez-vous donc pas honte de m’outrager ainsi ?
Si je crie à la violence dont je suis la victime, personne ne répond, si j’appelle au secours, il n’est pas fait justice.
J’appelle mon esclave, et il ne répond pas, même si je l’implore.
Pourquoi vous acharner sur moi, tout comme Dieu ? N’en avez-vous donc pas assez de me persécuter ?
Ne le sais-tu donc pas : depuis toujours, depuis que l’homme a été placé sur la terre,
il devra rendre le fruit de son labeur, et il ne l’avalera pas. Tout ce qu’il s’est acquis par ses affaires, il n’en jouira pas.