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Heureux ceux qui pleurent

Paula Hendricks MarstellerBéatitudes

J’ai toujours eu la larme facile. Enfant, je pleurais quand j’étais heureuse, je pleurais quand j’étais triste et je pleurais même sans savoir pourquoi. À l’école primaire, j’ai pleuré en regardant Bambi, Fievel au Far Ouest et Fidèle Vagabond*. Au lycée, j’ai refoulé mes larmes devant des équations du second degré ennuyeuses à mourir.

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Après avoir lu la deuxième béatitude de Jésus, vous pourriez penser que je suis particulièrement bénie en raison de toutes ces larmes, mais ce n’est pas le cas.

« Heureux ceux qui pleurent, car Dieu les consolera » (Mt 5.4).

Je vous ai dit ce qui me faisait pleurer, mais avez-vous remarqué que je ne pleurais pas sur mes péchés. Et de toute évidence je ne pleurais pas sur les péchés de l’Église ou du monde. J’avais du mal à m’identifier avec Psaumes 119.136 :

« Mes yeux répandent des flots de larmes, car on n’observe pas ta Loi. »

Comment est-ce que je sais que c’est ce que Jésus a à l’esprit quand il dit : « Heureux ceux qui pleurent » ? Eh bien, les béatitudes ne sont pas aléatoires ni chaotiques – chacune d’elles est construite sur celles qui précèdent. Cette deuxième béatitude découle de la première : « Heureux les pauvres en esprit ». Quand nous prenons conscience que nous n’avons rien de bon à offrir à Dieu, quand nous nous rendons compte que nous avons désespérément besoin d’un sauveur, cela nous amène à pleurer sur nos péchés. Et non seulement sur les nôtres, mais aussi sur ceux des autres.

Vous est-il déjà arrivé de pleurer sur vos péchés ? Non parce que vous étiez confronté à ses conséquences douloureuses, mais parce que cela attriste le cœur de Dieu ? Parce que cela a envoyé le Fils parfait et innocent de Dieu à la croix ?

Ou vos yeux sont-ils secs et votre cœur dur et insensible ? Pire encore, riez-vous du péché ? « Comment pouvons-nous rire du péché, interroge Kay Arthur, alors que le péché a cloué Jésus à la croix ? »

Quelle est la dernière fois où vous avez pleuré ? Plus important, qu’est-ce qui vous a fait pleurer ?

Voulez-vous prier avec moi : « Seigneur, rends mon cœur sensible à ce qui brise le tien » ?

Quand vous le faites, Dieu promet qu’il vous consolera. Comme le dit Kay Arthur : « La bénédiction ne réside pas dans les larmes, mais dans les effets de ces larmes – connaître la consolation et la protection de Dieu et entendre battre son cœur lorsqu’il s’approche de nous. »

* Note du traducteur : Fidèle Vagabond (Old Yeller en anglais) est l’équivalent américain de Belle et Sébastien.

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