1 Vous prendrez garde à pratiquer tous les commandements que je vous commande aujourd’hui, afin que vous viviez, et que vous multipliiez, et que vous entriez dans le pays que l’Éternel a promis par serment à vos pères, et que vous le possédiez.
2 Et tu te souviendras de tout le chemin par lequel l’Éternel, ton Dieu, t’a fait marcher ces quarante ans, dans le désert, afin de t’humilier, et de t’éprouver, pour connaître ce qui était dans ton coeur, si tu garderais ses commandements, ou non.
3 Et il t’a humilié, et t’a fait avoir faim ; et il t’a fait manger la manne que tu n’avais pas connue et que tes pères n’ont pas connue, afin de te faire connaître que l’homme ne vit pas de pain seulement, mais que l’homme vivra de tout ce qui sort de la bouche de l’Éternel.
4 Ton vêtement ne s’est point usé sur toi, et ton pied ne s’est point enflé, pendant ces quarante ans.
5 Connais dans ton coeur que, comme un homme châtie son fils, l’Éternel, ton Dieu, te châtie ;
6 et garde les commandements de l’Éternel, ton Dieu, pour marcher dans ses voies et pour le craindre.
Note · Deutéronome 8.1–6
La vie ne se réduit pas à ce que l’on maîtrise
La manne est inconnue avant d’être donnée. Le texte souligne que le peuple dépend d’une parole et d’un secours qu’il n’a pas fabriqués. L’image de l’éducation ne permet pas d’attribuer avec certitude toute souffrance actuelle à une leçon divine dont un autre connaîtrait le programme.
7 Car l’Éternel, ton Dieu, te fait entrer dans un bon pays, un pays de ruisseaux d’eau, de sources, et d’eaux profondes, qui sourdent dans les vallées et dans les montagnes ;
8 un pays de froment, et d’orge, et de vignes, et de figuiers, et de grenadiers, un pays d’oliviers à huile, et de miel ;
9 un pays où tu ne mangeras pas ton pain dans la pauvreté, où tu ne manqueras de rien : un pays dont les pierres sont du fer, et des montagnes duquel tu tailleras l’airain.
10 Et tu mangeras, et tu seras rassasié, et tu béniras l’Éternel, ton Dieu, à cause du bon pays qu’il t’a donné.
Note · Deutéronome 8.7–10
Le bon pays peut être reçu sans honte
L’eau, les cultures et les matériaux décrivent une vie abondante. La réponse attendue après le repas est la bénédiction de Dieu. Le texte n’oppose donc pas spiritualité et joie de vivre ; il oppose plutôt reconnaissance et appropriation sans mémoire.
11 Prends garde à toi, de peur que tu n’oublies l’Éternel, ton Dieu, pour ne pas garder ses commandements, et ses ordonnances, et ses statuts, que je te commande aujourd’hui ;
12 de peur que quand tu mangeras, et que tu seras rassasié, et que tu bâtiras de bonnes maisons, et y habiteras,
13 et que ton gros et ton menu bétail se multipliera, et que l’argent et l’or te seront multipliés, et que tout ce qui est à toi se multipliera,
14 alors ton coeur ne s’élève, et que tu n’oublies l’Éternel, ton Dieu, qui t’a fait sortir du pays d’Égypte, de la maison de servitude ;
15 qui t’a fait marcher dans le désert grand et terrible, désert de serpents brûlants et de scorpions, une terre aride où il n’y a point d’eau ; qui a fait sortir pour toi de l’eau du roc dur ;
16 qui t’a fait manger dans le désert la manne que tes pères n’ont pas connue, afin de t’humilier et afin de t’éprouver, pour te faire du bien à la fin,
17 — et que tu ne dises dans ton coeur : Ma puissance et la force de ma main m’ont acquis ces richesses.
18 Mais tu te souviendras de l’Éternel, ton Dieu, que c’est lui qui te donne de la force pour acquérir ces richesses, afin de ratifier son alliance, qu’il a jurée à tes pères, comme il paraît aujourd’hui.
19 Et s’il arrive que tu oublies en aucune manière l’Éternel, ton Dieu, et que tu ailles après d’autres dieux, et que tu les serves et que tu t’inclines devant eux, je rends témoignage aujourd’hui contre vous que vous périrez entièrement :
20 comme les nations que l’Éternel fait périr devant vous, ainsi vous périrez, parce que vous n’aurez pas écouté la voix de l’Éternel, votre Dieu.
Note · Deutéronome 8.11–20
La réussite ne prouve pas une indépendance absolue
La force de travailler est elle-même reçue et l’alliance reste antérieure à la richesse. Dire cela ne supprime pas la responsabilité humaine dans l’effort. Cela empêche de transformer le succès en preuve que l’on ne devrait rien à personne ou que l’on pourrait mépriser ceux qui ont moins.